La vaccination fait partie des soins essentiels pour protéger la santé des animaux de compagnie. Pourtant, plusieurs propriétaires se demandent encore si elle est vraiment nécessaire, surtout lorsque leur chien ou leur chat vit principalement à l’intérieur.
En réalité, la vaccination ne sert pas seulement à protéger un animal contre certaines maladies graves : elle contribue aussi à limiter leur propagation dans l’ensemble de la population animale.
La vaccination, un geste de prévention essentiel
Comme chez l’humain, les vaccins stimulent le système immunitaire afin qu’il puisse reconnaître et combattre certains agents infectieux.
Chez le chien comme chez le chat, plusieurs maladies virales ou bactériennes peuvent entraîner des complications importantes, parfois même être mortelles. Certaines sont très contagieuses et peuvent se transmettre rapidement d’un animal à l’autre.
La vaccination permet donc de réduire les risques de maladie, mais aussi d’atténuer la gravité des symptômes lorsqu’une exposition survient.
Pourquoi vacciner même un animal qui ne sort pas ?
Il est fréquent d’entendre qu’un chat d’intérieur ou un chien peu exposé n’aurait pas besoin d’être vacciné. Pourtant, le risque zéro n’existe pas.
Les agents infectieux peuvent circuler de différentes façons :
- par contact avec un autre animal, même de façon occasionnelle ;
- par les chaussures, vêtements ou objets rapportés à la maison ;
- lors d’une visite chez le vétérinaire, en pension ou en toilettage ;
- par l’arrivée d’un nouvel animal dans le foyer ;
- par la présence d’animaux errants à proximité.
Un chat qui ne sort jamais peut donc être exposé indirectement à certaines maladies, tout comme un chien qui ne fréquente pas régulièrement d’autres animaux.
Les principaux vaccins chez le chien et le chat
Les protocoles de vaccination varient d’un animal à l’autre, mais certains vaccins sont particulièrement fréquents, car ils protègent contre des maladies contagieuses pouvant avoir des conséquences sérieuses.
Chez le chien : le vaccin DHPP et la toux de chenil
Le vaccin DHPP est généralement considéré comme le vaccin de base chez le chien. Il protège contre quatre maladies importantes :
- la maladie de Carré (Distemper), qui peut affecter les systèmes respiratoire, digestif et nerveux ;
- l’hépatite infectieuse canine (Hepatitis) ;
- la parvovirose (Parvo), particulièrement grave chez les chiots ;
- le parainfluenza (Parainfluenza), un virus respiratoire impliqué dans certaines infections respiratoires.
Un autre vaccin souvent recommandé est celui contre la toux de chenil (complexe respiratoire infectieux canin). Il est particulièrement pertinent pour les chiens qui fréquentent des endroits où ils croisent d’autres chiens, comme les pensions, les parcs canins, les cours d’éducation ou les salons de toilettage.
La toux de chenil se transmet facilement par contact rapproché ou par les sécrétions respiratoires. Même si elle est souvent bénigne, elle peut être plus difficile pour les chiots, les chiens âgés ou ceux dont le système immunitaire est plus fragile.
Selon le mode de vie de votre chien, d’autres vaccins peuvent aussi être proposés, notamment contre la leptospirose, la rage ou la maladie de Lyme.
Chez le chat : le vaccin PRC
Chez le chat, le vaccin de base est souvent le PRC. Il protège contre trois maladies fréquentes :
- la panleucopénie féline, une maladie virale grave et très contagieuse ;
- la rhinotrachéite virale féline, causée par l’herpèsvirus félin ;
- le calicivirus, qui fait aussi partie des principales causes d’infections respiratoires chez le chat.
Ces deux derniers virus sont généralement associés au coryza, une affection respiratoire fréquente chez les chats, particulièrement contagieuse et parfois persistante.
Même un chat qui vit principalement à l’intérieur peut être exposé indirectement à ces virus, notamment par l’intermédiaire des vêtements, des chaussures, d’une visite chez le vétérinaire ou de l’arrivée d’un nouvel animal à la maison.
Selon le mode de vie de votre chat, votre vétérinaire peut aussi recommander d’autres vaccins, notamment contre la leucémie féline (FeLV) ou la rage.
Une protection importante pour les voyageurs : la rage
La vaccination contre la rage mérite une attention particulière, surtout pour les personnes qui voyagent avec leur animal.
La rage est une maladie virale grave, mortelle et transmissible à l’humain. Bien qu’elle soit contrôlée dans plusieurs régions, elle demeure présente dans différentes parties du monde.
De nombreux pays exigent une preuve de vaccination antirabique pour permettre l’entrée d’un chien ou d’un chat sur leur territoire. Cette exigence peut aussi s’appliquer au retour au Canada, selon la destination visitée.
Si vous prévoyez voyager avec votre compagnon, il est donc important de vérifier les exigences bien avant le départ.
Et le vermifuge dans tout ça ?
La vaccination protège contre certaines maladies infectieuses, mais elle ne remplace pas le vermifuge.
Les parasites intestinaux sont fréquents chez les chiots, les chatons, mais aussi chez les animaux adultes. Ils peuvent être contractés par contact avec des excréments contaminés, le sol, de petites proies ou d’autres animaux.
Même un animal vivant à l’intérieur peut être exposé indirectement.
Un protocole de vermifugation adapté permet de protéger la santé de l’animal, mais aussi celle de sa famille, puisque certains parasites peuvent être transmissibles à l’humain.
Protéger aujourd’hui pour éviter des complications demain
La vaccination et le vermifuge sont des gestes simples de prévention qui peuvent éviter bien des complications, de la souffrance et des traitements coûteux.
Protéger son animal, c’est aussi protéger les autres animaux qu’il pourrait croiser… et parfois même les humains qui l’entourent.
En cas de doute, un échange avec votre équipe vétérinaire demeure toujours la meilleure façon d’établir un plan de prévention adapté à votre compagnon.